Hôpital REMA / Maison Shalom

Mise en œuvre et fonctionnement d’un hôpital de référence à Ruyigi - Province défavorisée située à l’est du Burundi

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Témoignages

Témoignage du Dr Thierry MAKO, directeur de l’hôpital Rema

« La présence de l’Hôpital Rema dans une région qui, autrefois, n'avait pas de recours pour les soins a nettement amélioré la qualité de vie de la population de la région de l'Est grâce aux concours de la Fondation Jean-François Peterbroeck ». « Par tous les apports tant matériels que techniques, par toutes les formations diversifiées dont ont bénéficié les médecins et les infirmiers, l'Hôpital REMA a atteint en moins de 4 ans un niveau de référence régional, en témoignent les transferts venant des autres hôpitaux de la région ». « L'Hôpital REMA est aujourd'hui parmi les plus fonctionnels du Burundi ».

Témoignage d’Aïsha, maman séropositive, patiente de l’hôpital Rema.

 Le 24 avril 2006, Aïsha  séropositive a mis au monde deux jumelles Ada et Aïda. Voilà comment elle raconte la reconnaissance qu’elle a de la part de la Maison Shalom sur l’état actuel de ses deux jeunes filles saines et sauves.

« C’était juste au début du programme de la Prévention de la Transmission de la Mère et de l’Enfant PTME et  je trouvais les théories de pouvoir mettre au monde un enfant non infecté utopiques. Pour ma grossesse de jumeaux, en plus, je ne pouvais pas du tout le croire. Voilà alors qu’un beau matin du 24 avril 2006, le Docteur me recommanda la préparation du bloc opératoire pour me faire une césarienne, pratique qui était encouragée ce temps-là pour la protection des enfants à la naissance. Au moment où je retrouvais la conscience, le Dr a invité ma belle mère et mon mari pour leur expliquer que je ne devais pas du tout  allaiter mes enfants  pour plus de protection et qu’il fallait que je leur donne du lait artificiel. Au souci de ne pas avoir des moyens pour  nous procurer de ce lait, Le Docteur a dit que la maison Shalom pourra nous en donner.  

Avec beaucoup d’hésitation, on est allé demander,  muni d’un papier médical et on a été servi très spontanément. Mes enfants n’ont jamais souffert de faim ni d’aucun problème particulier car le Centre de la Protection de la Mère et de l’Enfant s’est occupé suffisamment de ma situation. Voilà qu’en novembre 2007, à 18 mois de mes enfants, on leur a fait un test d’analyse et on a trouvé un résultat négatif. Chose très incroyable. J’ai refais l’examen 3 fois pour me rassurer et actuellement mes enfants ont 6 ans. Elles vont déjà à l’école et sont très bien portantes.  Ainsi, toutes mes grandes reconnaissances sont adressées à la Maison Shalom via le centre hospitalier REMA qui n’a ménagé aucun effort pour le bien être de mes enfants. »

Témoignage de Goreth, maman de Triplés, patiente de l’hopital Rema

« Après avoir appris que j’avais une grossesse de tripplet, j’ai perdu presque ma tête  et tout le monde s’étonnait en me voyant. D’abord je croyais que c’était la mort immédiate car je n’esperais pas pouvoir mettre au monde trois enfants. Par la providence divine et le personnel compétent de l’hôpital REMA, j’aurais eu la chance d’avoir tous les trois enfants en bonne santé.  Alors, comment les nourrir avec le faible revenu familial. C’est pour moi, une occasion incontournable pour exprimer une grande satisfaction auprès de ce complèxe centre hospitalière REMA. Je crois que moi et mes enfant sommes les seules à avoir gagné tellement d’avantage à la Maison Shalom depuis son existence. Mes enfants sont aujourd’hui de bonne santé et jolis. Mon désepoir est devenu aujourd’hui mon espérance ».

Actualité

KIGALI (Rwanda) _ Célébration du 25ème anniversaire de Maison Shalom

Défilé de mode pour enfants, stylisme, jardins biologiques en permaculture, le Centre Elite, avec une bibliothèque bien fournie, un centre de formation pour les langues étrangères, des concepteurs de sites Web et des tailleurs. Et tout autour, des jardins, arbres fruitiers, potagers à légumes, petites habitations sur le terrain construites par les réfugiés eux-mêmes, avec de petits parcs plantés ces derniers jours.

Ce sont certaines des activités qui caractérisent le camp de réfugiés de Mahama, au Rwanda, où vivent et travaillent plus de 60.000 réfugiés burundais. C'est l'un des nombreux endroits où la Maison Shalom, ONG fondée par Maggy Batankitse il y a 25 ans, agit selon une approche novatrice de résolution des crises humanitaires.

Plus qu'un camp de réfugiés comme celui que l'on voit à la télévision et sur les médias sociaux, Mahama est un centre d'opportunités où les citoyens de toutes les classes sociales, forcés de s'exiler par la dictature burundaise, sont aidés à restaurer la dignité de la vie quotidienne.
Une philosophie d'intervention qui surmonte la dégradation généralement associée au statut de réfugié «garés» dans un camp, et qui jette les bases du rétablissement de la dignité et de l'estime de soi des individus et des familles. Un projet en cours qui se veut un modèle pour transformer les camps de réfugiés à travers le monde.

Dans la capitale du Rwanda, Kigali, ces jours-ci, plus de 200 personnes qui soutiennent les projets de Maggy Barankitse dans le monde ont rencontré les habitants de la diaspora burundaise, et les représentants de la société civile et de l'administration rwandaise qui mènent une politique louable d’accueil et collaboration avec les institutions internationales (HCR, UNICEF et beaucoup d'autres).
Des travailleurs humanitaires, des bienfaiteurs, des entrepreneurs, des universitaires et des citoyens ordinaires qui soutiennent "chez eux", les plus fragiles, se sont réunis pour célébrer le 25eme anniversaire de la Maison Shalom et remercier Maggy Barankitse, une femme extraordinaire, capable de faire face aux nombreuses tragédies humanitaires qui ont ensanglanté la région des Grands Lacs, depuis la guerre civile qui a dévasté le Burundi en 1993 jusqu’à l'exil forcé de ces dernières années.

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